poser des limites

 

Dans cet article, je vous dévoile un secret. Oui, ce secret est la chose essentielle dont vous avez besoin pour discipliner votre enfant. En sachant cela, votre vie va changer d’une manière bien plus positive que vous pouvez l’imaginer !

 

 

 

 

Je ne vais pas vous faire languir jusqu’à la fin de cet alinéa, ce secret c’est que :

 

Les enfants aiment les limites

 

Les limites aident à créer une belle harmonie familiale. Mais ce n’est pas tout, lorsque nous le faisons de façon appropriée, nous créons une “enveloppe” sécuritaire pour notre enfant qui lui permet de grandir sereinement.

 

Les enfants ont besoin et veulent  savoir où se situe la frontière. Ils veulent comprendre ce qu’on attend d’eux. Sans cela, ils sillonnent d’un pas harassant aux moyens de devinettes et tests. Une fois que vous savez comment définir les limites appropriées d’une manière respectueuse et cohérente, votre enfant réagira positivement.

 

 

Une note d’avertissement :

 

 

Si vous avez appris dans l’article “Quel genre de parent êtes-vous ?”  que vous êtes plutôt un parent autoritaire, intransigeant en ce qui concerne vos règles, souvenez-vous de ne pas être trop rigide lorsque vous poser des limites. Toute action doit être comprise dans son contexte. Chacun a besoin d’une certaine marge de manœuvre, surtout si votre enfant a eu une dure journée ou si vous savez que vous n’êtes pas au meilleur de vous même.

 

Si vous avez appris que vous êtes un parent permissif, il est temps d’ apprendre une nouvelle compétence que votre enfant appréciera. Fixez des limites. adapter à lui / elle. Soyez cohérent. Lorsque vous demandez à votre enfant de faire quelque chose, suivez-le afin de vous assurer que votre demande a été reconnue et honorée.

 

 

La clarification de vos attentes est la partie la plus importante lorsque vous fixer des limites. Les parents savent souvent anticiper un comportement inapproprié en prévoyant les situations potentiellement problématiques ; il est donc facile d’éclaircir nos attentes avec notre enfant. De plus, si les limites sont fixées d’une manière positive et encourageante, l’enfant est bien plus susceptible d’être réceptif et enthousiaste. Lorsque l’établissement de limites est punitif, immédiatement vous vous engagez dans une lutte de pouvoir.

 

Mais peu importe, que vous sachiez ou non anticiper ou éviter tous les comportements inappropriés de votre enfant. Si vous voyez votre enfant en train d’agir de façon inappropriée, calmement donner à votre enfant un avertissement et agissez si cela arrive de nouveau. Ne cédez pas à la mendicité, aux excuses, aux pleurs, ou à une colère. Tenez bon afin que la leçon soit apprise.

 

Souvent, parents nous nous sentons tellement frustré, en colère, ou épuisé que nous  menaçons  notre enfant s’il ne veux pas faire ce qu’on lui demande ou s’il nous manque de respect mais nous ne lui expliquons pas clairement ce qu’on attend de lui et n’agissons pas. Danger ! Si vous ré autorisez vos limites imposées, alors toutes les limites seront négociables et arbitraires pour votre enfant.

 

 

poser des limites a son enfant

 

 

Comment bien poser des limites ?

 

  • Fixer des limites appropriées à l’âge. Il est essentiel pour cela de comprendre les capacités de développement de votre enfant.

 

Pour rappel, vous pouvez consulter “ les étapes du développement social et affectif de 0 à 1 an “ et “ les étapes du développement social et affectif de 1 à 7 ans

 

  • Fixer les conséquences exécutoires. C’est terrible quand une conséquence punit plus l’adulte que l’enfant. Les conséquences doivent être en lien direct avec le mauvais comportement.

 

  • Donner le choix dans les limites. Le choix dissous habituellement la bataille potentiel. Les tout-petits répondent particulièrement bien aux choix. Créer des choix, même si ils semblent inutiles. Quelque chose d’aussi simple que :

 

                    * "Il est temps de te brosser les dents pour aller au lit. Veux-tu y aller seul ou veux-tu que je t’accompagne ? "

 

                    * “ Veux-tu te mettre à genoux sur ​​le tabouret au dessus du lavabo ou debout penché au-dessus de la baignoire pour te brossez les dents ? "

 

                    * “ Nous devons partir maintenant, dois-je te porter ou marches-tu seul jusqu’à la voiture ? “

 

                    * " Veux-tu mettre ce pantalon noir ou ce jean ? “

 

 

Lorsqu’elles sont utilisées correctement, les limites vous aident à obtenir ce que vous voulez en tant que parent, tout en aidant votre enfant à se sentir soutenu et respecté. C’est un gagnant-gagnant !

 

 

Les conséquences

 

Bien que le but ici soit d’apprendre à fixer des limites et s’y tenir, il serait un mauvais service de ne pas mentionner les conséquences (que vous allez mettre en place pour votre enfant).

 

Le temps mort (mettre son enfant au coin, ou le faire s’assoir sur une chaise) est une conséquence galvaudée, sans importance durable pour la plupart des enfants. Si vous utilisez les temps morts avec une certaine régularité, s’il vous plaît lisez  “les ennuis avec les temps morts et  “Bien utiliser la technique du temps mort ” .

 

Trouver des conséquences naturelles et logiques peut être difficile pour certains parents. Nous pouvons y réfléchir ensemble, n’hésitez pas à demander conseil dans les commentaires ci-dessous. Soyez assuré que vous aiderez de nombreux autres parents.

 

 

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    21 réponses à to “Comment poser des limites a son enfant avec respect et amour ?”

    • Merci pour cet article très instructif Anne-Lise.
      En effet, les limites « sécurisent » les enfants et leur donnent des repères. Il n’y a qu’à se remémorer les émissions de Super Nanny : la simple mise en place de règles familiales précises, acceptées et comprises par tous donnent des changements radicaux dans le comportement des enfants.
      Une petite question Anne-lise, ce que vous appelez les « conséquences », ce sont bien les punitions, ou en tout cas les « réactions » que les parents ont suite au « non respect » des limites exposées?
      Nous avons hâte en tout cas de lire vos articles à venir sur les « temps morts », que nous appelons de notre coté les « temps de réflexion ».

      • Anne-lise:

        Merci Camille et Olivier :)

        Par conséquence, j’entends l’action qui découle du non respect par l’enfant, d’une limite clairement posées. Effectivement on peut dire « punition » mais je n’emploie pas ce terme car punir n’est en général pas vraiment formateur pour l’enfant sur la bonne conduite à avoir. Mais nous auront l’occasion d’échanger là dessus car se sera le sujet d’un prochain article ;)

        J’ai volontairement utilisé le terme « Temps mort » même si effectivement beaucoup de parents emplois « temps de réflexion » parce que … Vous aurez la réponse dans le prochain article sur « les ennuis avec les temps morts »
        Désolée pour le suspens ! ;)

        @ très bientôt

    • monique delcourt:

      bonjour,
      Je suis une grand mère complètement gaga devant son petit fils de 3 ans et il m’est très dur de me faire obéir parce que je suis trop permissive,après vous avoir lu j’ai essayé de suivre vos conseils mais je pense que je suis trop « molle » devant lui….Je vais donc essayer les limites ,jz lui en mets déjà mais ce n’est pas facile.
      Merci pour vos articles

      • Bonjour Monique,

        Merci pour votre message :)
        Ce n’est jamais facile d’être un peu sévère quand il s’agit de son enfant ou petit enfant, mais en gardant en tête que c’est pour son bien et non pour être méchante ou l’embêter alors ça devient moins difficile.

        Vous avez raison, essayer de poser des limites, surtout en utilisant la technique du choix simple, avec un enfant de 3 ans, ça marche généralement très bien ;)

        Bon courage à vous, @ très bientôt
        Et revenez nous donner des nouvelles de comment ça se passe ;)

    • Bonjour Ane Lise

      C’est juste, les limites sont indispensables et sécurisent. C’est à partir des limites que l’on peut chercher sa liberté la vraie, celle qui est voisine de responsabilité et non de « n’importe quoi »
      Merci pour cet article
      Elisandre

    • Bonjour Anne Lise,

      Super ton article, comme toujours ! Oui, les enfants ont besoin qu’on leur fixe des limites, et c’est toujours mieux que nous les leurs fixions nous, les parents qui les aimons, plutôt que ce soit la vie qui s’en charge plus tard (et c’est toujours plus dur dans ce cas).

      Les limites sont structurantes pour l’enfant, nous n’avons pas à nous en culpabiliser, en particulier si la part de nous-même qui les inculque n’est pas inspirée par l’énervement ou le pouvoir, mais par l’amour, le désir inconditionnel de les aider !

      De mon côté, en tant que parent j’ai vécu une période difficile à ce niveau quand j’ai divorcé car j’étais le seul à tenir le rôle de « garde-fou » ou de « censeur », tandis que mon ex était assez permissive … par chance mes enfants ont compris plus tard qu’il est toujours meilleur de connaître des limites, cela permet d’adhérer plus facilement au principe de réalité et d’avoir plus de chances d’être heureux dans la vie (sinon on génère des « petits cas sociaux » qui seront malheureux plus tard)…

      Donc, encore bravo Anne-Lise de très bien exprimer et expliquer ces aspects !

      Cordialement!

      Philippe

      • Bonjour Philippe :)

        Merci pour ton message et ton témoignage.

        Oui pas facile d’avoir l’impression d’être toujours le méchant, surtout face à ses enfants. Je dis impression car déjà tout petit même s’ils ne le montrent pas de façon évidente, les enfants savent que c’est bien pour eux d’avoir des limites surtout quand ils connaissent les 2 situations ; naturellement ils se sentent mieux dans un environnement ou amour et limites cohabitent puisqu’ils grandissent alors dans l’amour et en se sentant en sécurité.

        Le tout bien sûr, étant que les limites soient juste ! Mais sinon nous revenons au parent autoritaire et non plus au parent démocratique !

        @ très bientôt Philippe

    • Beaucoup de parents sont dépassés par les enfants.
      La fessée était une bonne limite.

      • Anne-lise:

        Peut être parce qu’aujourd’hui d’un point de vue psychologique et relationnel on sait que l’enfant est un petit être qui communique, interagit …, qui à des besoins … et comme on ne le répètera jamais assez souvent, on ne naît pas parent on apprend à le devenir avec plus ou moins de faciliter selon l’histoire personnelle de chacun.

        « La fessée était une bonne limite » ??? Pour qui ? on apprend à nos enfants qu’on ne règle rien par la violence. Où est la cohérence dans ce cas là ? Il y a de bien meilleures façons de guider nos enfants vers ce qui est bien, ou de les mener vers le chemin qu’on veux les voir emprunter sans avoir recours à la fessée qui est selon moi un acte de violence irrespectueux qui n’apporte et n’apprend rien de bon à nos enfant.

    • Bonjour Anne-lise,

      j’avais appris ça en colonie de vacances. Quand j’étais animateur, on m’a expliqué que les enfants aiment tester les nouveaux pour savoir jusqu’où ils peuvent aller. C’est pour cela qu’il n’est pas du tout conseillé de faire « copain » avec les enfants mais leur montrer autorité et intransigeance dès le départ, quitte à être un peu plus souple après.
      Michael

      • Bonjour Michael

        lol, se faire tester par tout un petit groupe de coquinoux ça doit être sympa ! ;)

        Surtout que qui dit groupe, dit entrainement des uns et des autres, pas facile le rôle d’animateur de colos !!! Mais on ne peux qu’en garder de magnifiques souvenirs :)

        @ bientôt

    • Anne-Lise,

      En lisant le commentaire de Philippe, je me suis retrouvée bien des années en arrière. Effectivement quand on a dans le couple un qui est super laxiste l’autre devient le gendarme et ce n’est vraiment pas drôle.

      Bien sûr que les années passant (pas mal) les grands enfants reconnaissent que finalement mettre des limites a été plus que profitable mais sur le moment entendre des « je vais demander à Papa parce que lui il est plus gentil que toi » blesse et il faut encaisser. Pas toujours rigolo.

      Mais tu as raison de donner tous tes bons conseils comme je l’ai déjà dit sur ton blog les jeunes parents ont tout à apprendre et c’est une sacrée école sur le tas.

      A bientôt

      • Bonjour Sylviane

        Merci pour votre visite et votre message :)

        J’imagine oui à quel point ça doit briser le coeur d’entendre son enfant nous faire ce genre de réflexions :(

        Mon fils à que 10 mois et est en plein dans la période où il y a que maman qui compte (très valorisant et touchant) mais c’est aussi à ce moment là qu’il faut soutenir et inclure papa.

        Et oui un enfant se « fait » à 2 mais il ne sera, je crois, jamais assez répéter que le guider vers l’autonomie et le bien se fait aussi à 2 ;)

        @ bientôt Sylviane

    • Bonjour Anne-Lyse,

      Merci pour ce nouvel article, très clair et complet.

      A bientôt
      Rémi

    • Bonjour Anne-Lise;
      je suis « tombée » sur votre blog en cherchant des infos sur « comment poser des limites à son enfant » et je suis ravie d’avoir fait cette découverte, néanmoins la lecture de votre article ne m’a pas vraiment apporté de réponse pour les enfants de moins de 2 ans qui ne peuvent pas verbaliser notamment…

      Ma fille de 15 mois commence depuis peu à nous faire des crises de colère / « caprices » dont on ne comprend souvent pas d’où elle vient… si ce n’est qu’on ne comprends pas ce qu’elle veut … Du coup j’ai trouvé par ailleurs une petite astuce qui pour certains relève surement du bon sens mais qui personnellement ne m’éatit pas venue spontanément à l’esprit et qui me parait intéressante à savoir : « quand votre enfant est en proie à une colère violente et complètement submergé par elle, prenez le dans vos bras et gardez-le en lui disant que vous n’êtes pas d’accord avec son comportement mais, qu’ensemble, vous allez vous calmer… Petit à petit il va se détendre et reviendra se blottir dans vos bras rassurants. »

      Je me permets de la « poster » ici , si cela peut aider d’autres parents :-)

      De notre côté, nous n’avons donc pas encore vraiment essayé ça, pour le moment c’était plutôt juste lui dire : non ce n’est pas possible que tu fasses ça et on te met dans ton lit le temps que tu te calmes…Mais ça ne nous convient pas… J’espère que l’astuce nous apportera une plus grande satisfaction à accompagner notre fille dans son développement et son besoin de limite.

      Bonne continuation à vous!

      Agathe

    • Bonjour Agathe

      Merci et bienvenue sur le blog ;)

      Effectivement votre fille est à l’âge ou elle commence à s’affirmer ainsi qu’à chercher et tester les limites.

      Soyez patiente. A cette âge l’enfant est impulsif, égocentrique et limité dans sa compréhension des directives et des règles.

      Donnez beaucoup d’occasions à votre fille de jouer et dépenser son énergie. Puzzles, livres à colorier, blocs de construction et poupées sont très bien mais il faut également autoriser plusieurs temps par jour durant lesquels votre enfant pourra grimper, sauter, courir et glisser dans des endroits appropriés.

      C’est bien l’âge ou l’on commence à poser des limites / règles. Elles doivent être simples, claires et très précises.

      Et essayez de redire la même chose à chaque fois qu’elle a le même comportement qui vous déplait.

      Merci pour l’astuce que vous nous soumettez.
      @ bientôt

    • isabelle:

      Bonjour,
      Je suis tout à fait d’accord lorsque je vous li mais avec mon conjoint nous avons de la difficulté avec notre plus vieille…elle a 2 ans 7 mois et nous défie constamment. Elle tape sa petite soeur (7 mois), s’assoie dessus, lance des objets, ne veut pas faire ce qu’on lui demande…on lui offre souvent un choix mais elle nous dit non, on lui demande de s’excuser et de faire un calin à sa soeur mais souvent elle recommence après. Nous avons essayé le temps mort et effectivement très peu efficace! Nous essayons aussi de lui offrir du temps pour elle, sans sa soeur ou avec, de jouer avec les deux mais ça ne semble pas suffisant. On remarque qu’elle le fait souvent pour attirer notre attention mais bon, nous faisons déjà de gros efforts! Alors voilà, quoi faire quand elle nous tient tête? On essaie toujours de choisir une conséquence directe (rammasser, essuyer le dégât, s’excuser…) mais parfois elle nous dit non non non je ne le ferai pas!!! Alors on attend mais ça peut être très long…
      Merci pour votre aide

      • Anne-lise:

        Bonjour Isabelle,

        Parfois mon fils (23 mois) fait comme votre pucinette.
        Dans ce cas là, je lui dis calmement « Ah non, là c’est pas possible ; alors comme tu ne veux rien entendre, et bien moi je ne m’occupe plus de toi jusqu’à ce que tu te sois calmé et que tu es fait un câlin pour dire pardon. »

        Et je l’ignore. Jusque là ça marche très bien, dans les 5 minutes il s’est calmé et je retrouve mon adorable petit gars ;)

        Je vous propose d’essayer pour voir comment réagira votre petite chipie ;)

        Tenez-nous au courant !

        A bientôt

    • sandra:

      bonjour Anne lise, vos conseils satisfaits mes attentes. C’est la mise en pratique qui sera une autre école pour moi. Avec mon enfant ce n’est pas tout à fait la relation qu’il faut parce que je cède toujours à ces caprices. Mon souhait c’est d’être un parent model.

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